On me demande souvent de définir ma peinture « figurative ou abstraite ? ».

En orient, la distinction entre figuration ou abstraction n’est pas aussi stricte. L’enjeu pour l’artiste est celui de l’harmonie, de l’accord entre soi et le monde. Je suis dans cette approche.
J’ai choisi de cultiver, d’approfondir dans mon travail, ce qui me relie à mon environnement.

Le végétal est au cœur de cette exploration depuis une vingtaine d’années.
Recomposer des paysages en se jouant du réel, observer une aile de papillon en ne retenant que le réseau cellulaire. Regarder autour de soi le vivant, sous le prisme de la curiosité, et remarquer qu’il suffit de « presque rien » pour que l’imaginaire prenne le relais.

Le thème de la lune est arrivé tout naturellement. La lune est reliée au monde végétal, aux marées…Riche de symbole dans toutes les cultures. Elle me fascine depuis l’enfance. Elle est restée à mes yeux d’adulte un mystère très attrayant !

Le papier est mon support. J’en utilise de toutes sortes/fins, épais, lisses, irréguliers…parfois ces papiers viennent de pays lointains, ils me sont rapportés tels des trésors par les amis voyageurs.
Il m’arrive de le fabriquer.

Je travaille la gravure sur bois, linoléum, au réhnalon, carborundum et j’utilise des matériaux qui à priori ne sont pas destinés à la gravure ou à l’impression. J’ai créé mes propres outils.

J’imprime toute sorte de matériaux, pourvu qu’ils nourrissent mon sujet.
Je réalise des collages à partir des papiers que j’ai imprimés.

Au fil du temps, je me suis éloignée de la pratique classique de la gravure qui produit des œuvres en tirages limités,

chacun de mes tableaux est unique.